Ce matin, parcourant le monde des douze, je m’ennuyais, je tournais en rond sans trouver quelconque but à la hauteur de mes espoirs.
Kikye était, hélas, partie à la chasse au Lys Hépro, un ingrédient très rare d’une recette secrète dont on suppose que le résultat vous ouvre nombreuses portes dans une dimension parallèle appelée « le monde du travail » , Freepay ronflait encore, toute l’équipe était absente , même Graouh, qui, d’habitude, ne rechigne jamais pour une sortie, dans laquelle il y voit une façon de m’embêter un peu plus, semblait être ailleurs.
J’eus l’idée de me mettre en quête d’un cadeau pour ma dulcinée. Je pensais à beaucoup de choses,,un manteau en cuir d’écaflip mais toujours le même problème, Graouh n’était pas là. Une dinde en armure? hum… déjà fait. Une ougalurette qui serait assortie à sa jolie cape? Encore fallait-il négocier avec lui… Son sourire crispé, façon cocaïnomane en manque et ses sourcils froncés ne m’engageaient pas à aller parlementer.

Et puis, dans le désarroi propre aux gentlemen cherchant un présent à la hauteur de l’amour qu’il porte à leur moitié (ou propre à ceux qui achètent le cadeau d’anniversaire au dernier moment), j’eus l’idée, ZE IDEA comme diraient les dofusiens outre-manche.
Une fleur, pas n’importe laquelle non, sa préférée, une orchidée freyesque, une seule car je n’ai qu’un amour. J’allais donc chez le fleuriste du coin afin d’en acheter une et de l’emballer comme il fallait. Horreur ! Je découvris que ses précieuses fleurs n’étaient vendues que par centaine.
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Je ne pouvais décemment pas en prendre cent, comment les aurais je transporté, ma frêle dragodinde n’a pas le dos assez solide et mes deux cents ans bien tassés ne peuvent rattraper cette faiblesse.
Je me tournais donc vers un marchand au noir, connu dans tout Bonta pour faire des prix défiants toute concurrence, je m’étais d’ailleurs adressé à lui pour remplacer un de mes tibias qu’un brave Meulou avait cru bon d’utiliser comme os à ronger. Oh le service était impeccable mais le tibia manquait de bien trente centimètres ! Enfin bon, en attendant c’était pas trop mal. J’allais donc le voir et lui demander de me prêter mains fortes pour une orchidée. Cet espèce de filou, dont on saura plus tard qu’il s’appelle Mamiwe, me répondit cela:

Si j’avais su, je me serais adressé à son concurrent direct, un certain féca du nom de Baguf, mais son humour légendaire n’aurait fait qu’accentuer mon mal de crâne, il faut savoir faire des concessions dans la vie. Toujours est-il que quand j’eus débourser mes quelques quarante milles kamas pour cette précieuse fleur, le fripon d’enutrof disparut comme neige au soleil.
Quelle désillusion, je me suis juré de lui faire manger son sac la prochaine fois que je le croiserais, et je ne vous parle pas de ce que je ferais de sa pelle ! Je cherchais à résoudre ce problème en vain et me dit, d’un seul coup, qu’au final il n’y avait pas de mauvaise solution aussi cela me mena ici :
Et à ma grande surprise, j’eus moultes réponses toutes plus variées et aimables que les autres et parmi elles, une qui me marqua plus que les autres:

Je désespérais. Pourtant parmi ces réponses, une seule m’indiqua où trouver ce que je cherchais, le champs des orchidées à côté du labyrinthe du terrifiant Dark-Vlad. J’y allais donc de bon train, guilleret, haletant à force de courir et y rencontra un autochtone fort…hum… distant dirons nous. Je m’approchai de lui à grand pas, il ne bougeait toujours pas, à croire qu’il dormait debout.Un comble ! Je lui demandai gentiment si il était au courant d’un champs de fleurs. Pas une réponse, pas un mot, pas un hochement de tête. Je rebroussai chemin, attristé quand soudain:

Une fois cueillie, je rentrai content de ma journée et fier de pouvoir offrir l’orchidée à Kikye. Mais en route, une accident bête qui aurait pu arriver à tout le monde, se produit. Je marchais d’un pas pressé quand un éclair vint frapper un arbre juste à côté de moi, pour l’éviter je rusai et me décalai sur le côté seulement voila, il y’ avait une flaque d’eau un peu plus profonde qu’une simple flaque justement. Je m’y engouffrais par mégarde. Pour sécher mon sac et la fleur s’y trouvant, je les pendais au dessus du feu que l’éclair avait avivé, ce même feu enflamma le dit sac et la fleur s’y trouvant, pour l’éteindre avant que la fleur ne soit trop abîmée je replongeais le tout dans la flaque qui me causa tant de soucis et décidais de sécher cette fois ci à l’air libre seulement voila, une bourrasque soudaine de vent vint enlever le précieux cadeau de mes mains pour l’emporter dans les limbes d’Amakna là où plus jamais je ne le retrouverais.
L’accident bête vous dis-je. Et me voici, sans cadeau, uniquement avec le récit de mon épopée dire à la sadidette de ma vie, qu’un article ne vaut pas une fleur mais que c’est déjà un bon début non?
Quand je pense qu’elle est revenue, avec une surprise, elle, toute joviale de sa longue chevelure :
Regarde mon amour, je me suis fait teindre en blonde rien que pour toi !
Peut-être devrais -je penser à faire de même, si seulement j’avais des cheveux…




Expérience fort sympathique.








